Dans un rapport publié en 2010, l’Union Européenne estime que 89 millions de tonnes d’aliments sont jetés tous les ans sur l’ensemble du territoire, dont 14% par la restauration collective. La FAO a publié en 2011 une étude qui montre que les pertes sont généralisées au niveau mondial, même si elles se répartissent différemment au niveau de la production ou de la consommation selon les pays.

Outre les aspects économiques de cette perte, il faut considérer les effets sur l’environnement. Par ailleurs, tolérer silencieusement le gaspillage offre un mauvais exemple aux futures générations et annule les efforts pour garantir un repas équilibré d’un point de vue nutritionnel.
S’il est vrai qu’il est avant tout nécessaire de trier et quantifier les différents déchets pour appliquer des mesures correctives, relever le défi du gaspillage alimentaire et de la production des déchets va bien au delà d’une gestion correcte des poubelles et passe nécessairement par une volonté de prévention qui requiert différents niveaux d’action pour être efficace à long terme: politique et législatif, pour établir une nouvelle gouvernance, technique, pour revoir les procédés de production et culturel, par la dissémination d’une nouvelle culture alimentaire et la sensibilisation des acteurs et de la population.
Cette rencontre propose une réflexion concrète sur la question du gaspillage dans les restaurants collectifs, sur les avantages d’une correcte valorisation des déchets et également sur les différents mécanismes de prévention qu’il est possible de mettre en place.

Après une matinée d’échanges sur le thème de la production des déchets en restauration collective, les participants ont échangé leurs idées et identifié ensemble des thèmes clé qui leur ont ensuite permis de construire ensemble un plan d’action à mettre en place à court et moyen terme.